DiabolikZine 3

dz31Commençons d’abord pour évoquer ce 3ème numéro de DiabolikZine, sorti officiellement en décembre 2008, et vendu au prix de 13 euros (frais de port non compris). Quelques chiffres en vrac : 128 pages de textes et d’illustrations, 5 pages en couleur pour un meilleur confort de lecture, 8 dossiers traités pour un total de 94 films chroniqués !

Après 2 précédents numéros placés sous le signe de l’action (polar – giallo – western), ce n°3 fait place à une tonalité plus légère en proposant une grande part d’oeuvres à essence humoristique combinant astucieusement comédie et baston. Le plus bel exemple de cette combinaison reste le tandem Terence Hill & Bud Spencer qui a fait les merveilles des grands et des petits, aussi bien au cinéma (pour les plus vieux) qu’en vidéo (pour les plus jeunes). Dans le même registre, et en guise de bonus, un additif a été consacré à un autre tandem, né du succès des 2 compères, Michael Coby & Paul Smith, les faux rois de la copie, allant même jusqu’à parodier les visuels des originaux sur les affiches et jaquettes …

Concernant les rubriques habituelles, Italian West goes to Pop (sur les westerns italiens) s’est focalisé sur la carrière éclectique de Klaus Kinski, alternant des chefs d’oeuvre du genre (El Chuncho, Le grand silence) et des séries Z très cheap (Black killer, On m’appelle King, Priez les morts tuez les vivants) . Beretta 70 & Roma Violenta (sur les polars italiens) s’est de son côté consacré à Luc Merenda, acteur français d’origine mais italien de coeur, qui a connu le succès dans les polars violents de Sergio Martino (Police parallèle en action, La ville accuse)  avant de se reconvertir dans les années 80 comme  antiquaire d’arts asiatiques. La rubrique Kung-Fu Fighting (sur le cinéma d’exploitation asiatique) s’est intéressé à un phénomène commercial unique et intriguant : les faux Bruce Lee ou Bruceploitation à travers le parcours des 3 plus connus (Bruce Li, Bruce Le et Dragon Lee) pour le meilleur et pour le pire. Au programme des réjouissances : Karaté contre Supermen, Goodbye Bruce Lee, Big Boss à Bornéo, Le message de Bruce Lee, Les 6 épreuves de la mort, Challenge of the tiger et plein d’autres encore …

Au rayon des réalisateurs, un éclairage a été effectué sur les films controversés de James Glickenhaus, coupable d’un Exterminator qui fit couler beaucoup d’encres à l’époque et qui propose un cinéma divertissant où efficacité et amateurisme se confondent. DiabolikZine s’est aussi penché sur le cas d’un artisan un peu oublié du bis : Duccio Tessari, le père des aventures de Ringo et le complice de Giuliano Gemma, et le metteur en scène de films aussi divers que Les titans, Big guns, Les durs, Zorro, les sorciers de l’île aux singes. Et pour terminer, alors qu’il était prévu un sujet sur Les charlots, l’actualité en a décidé autrement et ce n°3 a rendu hommage à la disparition de John Phillip Law, passé presque inaperçu au mois de mai 2008, génial interprète de Diabolik et Docteur Justice, et sympathique acteur dans tous les genres possibles, finissant sa carrière dans les séries Z tournées aux Philippines. Tout un programme !

Au final, un numéro divers et varié, toujours très centré sur le cinéma bis italien, sans oublier quelques escapades en Asie ou aux Etats-Unis, avec un seul mot d’ordre : du cinéma de genre en priorité …

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3 réflexions au sujet de « DiabolikZine 3 »

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