Archives mensuelles : février 2009

Parties fines chez Vadim Music

Il ne peut y avoir de films, bons ou mauvais, sans musique. Celle-ci fait partie intégrante d’une oeuvre cinématographique. Alors pour remettre … Bon, ça ! C’est le genre de conneries qu’on va entendre à la future cérémonie des Césars. Le cinéma bis et d’exploitation ne serait rien sans l’ajout de compositions musicales parfois sublimes, souvent plus intéressantes que le film en question.

Pour les BO italiennes, il existe 2 labels qui fournissent un excellent travail en proposant des rééditions de musique composée par Ennio Morricone, Stelvio Cipriani, Bruno Nicolaï, Ritz Ortolani, Guido & Maurizio de Angelis, Luis Bacalov, Augusto Martelli, Fiorenzo Carpi. J’ai nommé Dagored et DigitMovies qui comblent les amateurs de scores groovy, jazzy & pop et inondent régulièrement le marché avec des introuvables et des inédits en tout genre. En Allemagne, c’est Crippled Dick qui occupe le terrain des rééditions et en profite pour sortir de superbes compilations thématiques de compositeurs allemands, style Gert Wilden & orchestra. On leur doit notamment la sortie en CD & LP d’un classique absolu, Vampyros Lesbos du duo Manfred Hübler & Siegfried Schwab. Sans oublier non plus la remarquable compilation Shake sauvage (french soudtracks 1968-1973) qui prouve la vitalité des compositeurs français de cette époque dorée. Et, en France alors ?

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Dans notre joli pays, Vadim Music s’est spécialisé dans la réédition et la commercialisation de musique groovy des années 60 et 70. C’est par le plus grand des hasards que je suis tombé sur leur nouvelle compilation consacrée ici au cinéma érotique français : Parties fines part 1 (délicieusement sous-titré A voluptuous journey trough 70’s french erotic cinema). Parmi les 15 titres sélectionnés, on remarque quelques musiciens connus comme Pierre Bachelet, Mort Schuman, Michel Magne ou Patrick Juvet pour ne citer que les plus connus du grand public. L’ensemble, aussi bien disponible en CD que LP, contient quelques belles perles comme Kiss au rythme mélancolique, Laure aux tonalités accoustiques (proche de Air par exemple !), Motel show, La roulotte ou Fascination aux mélodies atmosphériques, Get it up baby aux sonorités discoïdes et la légère Bach anal. Tout un programme easy listening au sein de la production érotique française des années 70 qui annonce un 2nd volume !

Profitons aussi de cet article sur Vadim Music pour parler de 2 autres albums réédités, 2 pures merveilles du genre aussi différents que complémentaires au final. Karl Heinz Schäfer avec Les gants blancs du diable, une petite merveille musicale inconnue, surprenante et indispensable, largement supérieur à la série Z signée Laszlo Szabo que cette composition illustre de la plus belle des manières. Et Stelvio Cipriani avec Femina ridens (uniquement disponible en LP), un autre indispensable pour toute discothèque spécialisée dans la musique de films pour illustrer un bijou à la fois pop et pervers de Pietro Schivazappa. De toute façon, Cipriani, au même titre que Morricone, est un génie du soundtrack italien des années 60 &70 !

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Interlude Kriminal

Profitons de ce samedi calme pour une interlude Kriminal, de la grande famille des super-héros italiens aux côtés de Diabolik et autres Satanik …

En tout cas, superbe générique animé et belle musique pop pour ce film de 1966 signé Umberto Lenzi, l’un des précurseurs d’un genre éphémère qui compte au final peu de réussites cinématographiques !

Dossier en préparation dans DiabolikZine

Des polars français chez TF1

Bonne et heureuse nouvelle en avril chez TF1 éditions ! Outre la sortie attendue de Pirates, semi-échec financier de Roman Polanski, dans une brillante édition (d’après les 1ères rumeurs circulant sur la toila), TF1 en profite ausi pour remettre au goût du jour le polar français des années 70 et décide de commercialiser 4 titres, 4 classiques du genre,  4 petites merveilles (tout autant attendues par les afficionnados du polar que les amateurs d’un cinéma populaire de qualité). Le marché DVD du polar en France est plutôt florissant mais il manque quelques incunables cependant. Alors, par ordre chronologigue, l’éditeur nous annonce dans des copies de qualité (car, en règle générale, TF1 fait de l’excellent boulot sur les titres de notre patrimoine) …

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Merveilleux polar surprenant de 1968, réalisé par Robert Enrico d’après un roman de José Giovanni, avec une chouette musique de François de Roubaix et Jean-Paul Belmondo dans un rôle de voyou assez déroutant. Le film était déjà disponible dans une édition hongroise (vendu à prix d’or sur Ebay). En guise de bonus, il est annoncé des interviews d’époque réunissant Bébel, Joanna Shimkus et Robert Enrico !

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Un classique du genre de 1974, maintes fois programmé sur les chaînes hertziennes mais inédit jusqu’à aujourd’hui en DVD. Une réalisation de Pierre Granier-Deferre sur un scénario de Francis Veber, un couple vedette Lino Ventura / Patrick Dewaere. Une perle  du genre ! Comme bonus : bande d’annonce et présentation de Célia Ventura.

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Le seul du lot que je n’ai pas vu. Un film de 1975, signé Jacques Rouffio sur un scénario de Georges Conchon, servi par un beau casting. Comme bonus : bande annonce, interviews de Charles Vanel / Michel Piccoli et interview de Jacques Rouffio aussi !

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Et un José Giovanni pour terminer la sélection. Film de 1979 basé sur le casse de Nice, adapté et réalisé par Giovanni lui-même, avec Francis Huster en Albert Spaggiari (sans doute son meilleur rôle !), sur des dialogues savoureux de Michel Audiard. Un résultat largement supérieur à la piètre tentative de Jean-Paul Rouve de l’année dernière. Ce nouveau DVD remplacera l’édition anglaise déjà disponible sur le marché zone 2. En supplément : bande annonce et reportage d’apoque sur les lieux du tournage avec interventions de José Giovanni et Francis Huster).

Que du tout bon pour cette 1ère sélection de polars français du cru. Espérons que TF1 continuera sur la lancée en nous proposant d’autres inédits du patrimoine comme, par exemple, Le sucre de Jacques Rouffio (idéal pour comprendre les spéculations en bourse par les temps qui courent !), La traque de Serge Leroy (une merveille du genre avec la craquante Mimsy Farmer), Le juge fayard dit le shérif d’Yves Boisset (avec l’excellent et regretté Patrick Dewaere), Un aller simple et Une robe noire pour un tueur de José Giovanni (pour les derniers films manquants du cinéaste), I … comme Icare d’Henri Verneuil (disponible bizarremement en Suisse mais pas chez nous !). Et, un petit plaisir pour clore cet article, la belle jaquette de Pirates

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Inglorious Will Ferrell dans Land of the Lost

En 24 heures, 2 trailers de films attendus ont débarqués sur le net. A l’origine, j’avais décidé de mettre en ligne le teaser d’Inglorious basterds, nouvel opus de Quentin Tarantino, attendu comme le messie au festival de Cannes, mais cette preview alléchante a dû être reprise et commentée sur bon nombre de forums de cinéma. Et puis, devant ses 1ères images dévoilées, au son d’une musique tendance heavy-metal, l’enthousiasme du débutant s’est mué en un certain septicisme et le 1er jugement n’est guère excitant (pour le moment!). Mais attendons et jugeons sur grand écran, à l’automne sans doute !

Quelques heures plus tard, surprise du jour avec la mise en ligne de Land of the lost, le nouveau Will Ferrell (acteur comique de génie qui aligne les succès et déclenche les fous rires) dans lequel il fait équipe avec Anna Friel et Danny Mc Bride pour une aventure fantastique hautement délirante et régressive. Que du bonheur à regarder les pitreries de Will et de sa troupe égarés dans un monde préhistorique où tous les délires semblent être permis, sous la caméra de Brad Silberling.  Le futur hit de l’année ? A découvrir dans nos salles climatisées le 5 août …

Pour les inconditionnels de Will Ferrell, ceux-ci seront particulièrement heureux puisque la star revient sur les parquets de basket le 17 mars en DVD sous les traits funky de Jackie Moon !!!

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De nouveaux westerns chez KochMedia

En matière de westerns italiens, le marché du DVD est assez fourni. Anchor Bay, par l’intermédiaire de William Lustig, a sorti quelques incontournables du genre, repris plus tard par WildSide (voir news sur les 3 westerns). Chez nous, Seven7 s’est fait une belle spécialité en sortant 18 titres parmi une cohorte de classiques (Le dernier face à face, Le dernier jour de la colère, Tire encore si tu peux, Un pistolet pour Ringo, Texas Adios, Arizona Colt, Shanghaï Joe, Mannaja …) dans des copies plutôt satisfaisantes et en version souvent intégrale. NeoPublishing a tenté l’aventure avec seulement 2 titres : Wanted et Black killer. StudioCanal nous a fait l’honneur de proposer Le grand silence dans sa collection Cinéma de Quartier. TF1 a bazardé les aventures de Trinita dans une série ultra cheap, sans aucun supplément, ni effort éditorial. Le fameux éditeur pirate Evidis a inondé les étalages avec une grosse poignée de titres obscurs proposant des copies variant de correct à passable (pour les transferts VHS). Néanmoins, l’acheteur compulsif s’est rué sur Adios California, Priez les morts tuez les vivants, Django & Sartana, Dieu les crée moi je les tue, Ciakmull … Toujours au rayon des DVD cheap, on trouve également quelques bons westerns comme Companeros, Viva la muerte … tuya !, El Puro la rançon est pour toi, Quelques dollars pour Django, La corde au cou, Le dernier des salauds … Cela montre qu’en France, nous ne sommes pas mal lotis en matière de westerns ! 

Et de l’autre côté du Rhin, il existe un éditeur allemand KochMedia qui fait aussi du bon boulot en sortant toute une série de westerns italiens et qui annonce le 27 mars le sortie de 3 nouveaux titres au sein de sa collection colorée Koch Media Western Collection. Chaque titre remastérisé propose des versions allemandes et italiennes en dolby digital 2.0, avec des sous-titres allemands et anglais (non annoncés sur les jaquettes mais qui sont bien pratiques pour suivre les films). Question interactivité, les bonus varient d’un titre à l’autre mais le westernophile peut retrouver son lot de trailers et de galeries photos (communs à tous les titres) sans oublier  des entretiens spécifiques pour chaque film.

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Dans cette vague de 3 westerns à paraître, seul le western tardif de Lucio Fulci, Silbersattel / Sella d’argento (n°14), attire notre attention car c’est le seul a être encore invisible de nos jours (sauf peut-être en DVD italien). L’éditeur annonce une featurette sans plus de précisions pour ce western, plus proche semble-t-il de la comédie que des excès de violence auquel le genre nous a habitués. Quant aux 2 autres titres prévus, il s’agit de Ringo kommt zurück / Le retour de Ringo (n°13) et de Lauf um dein leben / saludos hombre (n°15), déjà disponible chez nous en version complète et langue française.

KochMedia, sympathique éditeur de cinéma de genre et de westerns en particulier, fait des efforts sur les titres qu’il propose. Avant cette collection numérotée consacrée aux westerns italiens, il avait déjà sorti 2 beaux coffrets de 3 DVD, l’un sur Django , l’autre sur Alleluja (avec CD de la musique ), une belle rareté Sein wechselgeld ist frei / I giorni della violenza / Furie au Missouri de l’excellent Alfonso Brescia, un autre titre rarissime Johnny Hamlet d’Enzo G. Castellari et Im staub der sonne / Spara Gringo spara / Tire Django, tire ! de Bruno Corbucci.  Hélas, pour les amateurs, ces titres ne sont plus facilement disponibles sur le marché. Plus récemment,  il a édité à part Verflucht verdammt und Halleluja / El Magnifico, western parodique signé E.B. Clucher avec Terence Hill. Et pour finir, petit rappel des 12 titres déjà commercialisés dans sa collection colorée numérotée

Töte amigo / Quien sabe ? / El Chuncho (n°1) avec interviews de Damiano Damiani et Lou Castel.

Yankee (n°2) de Tinto Brass avec seulement trailers allemand et italien

Der tod sagt Amen / Arizona si scateno … e li fece fuori tutti / Arizona se déchaîne (n°3)  avec interview de Sergio Martino (12 mn) et le scénariste Dan van Husen (26 mn)

Der gehetze der Sierra Madre / La resa dei conti / Colorado (n°4) avec interview de Sergio Sollima et divers trailers

Killer kid (n°5) de Leopoldo Savona avec featurette « conversation avec Anthony Steffen » (10 mn)

Django – die geier stehen schlange / Sette dollari sul rosso / Grino joue sur le rouge (n°6) d’Alberto Cardone avec featurette « cinevento 2007 – in memory of Francesco de Masi » (40 mn) et trailers allemand et italien

Für einen sarg voller dollars / Per une bara piena di dollari / Nevada kid (n°7) du grand Demofilo Fidani comportant un entretien avec la fille de Fidani (21 mn)

Der ritt nach Alamo / La strada per Fort Alamo / Arizona Bill (n°8 ) de Mario Bava avec featurette « the long road to the West » (12 mn) dans laquelle intervient le critique – historien Antonio Tentori et Lamberto Bava

Der letze zug nach Durango / Un treno per Durano / Un train pour Durango (n°9) de Mario Caiano avec featurette « horses, trains & automobiles » (15 mn) et « from Gunslinger to Hollywood player »  interview de Mark Damon (15 mn)

Glut der sonne / Dove si spara di piu / Un doigt sur la gachette (n°10) de Gianni Puccini avec featurette « Shakespeare in the west » entretien avec l’historien du cinéma Antonio Bruschini (14 mn)

Eine flut von dollars / Un fiume di dollari / Du sang dans la montagne (n°11) de Carlo Lizzani avec featurette « the hills run red – critical point of view » entretien avec Antonio Bruschini (8 mn), « Tom runs red » entretien avec le comédien Thomas Hunter (26 mn) et les 2 fins alternatives (italiennes et américaines)

Eine pistole für Ringo / Una pistola per Ringo / Un pistolet pour Ringo (n°12) de Duccio Tessari avec entretiens de Giuliano Gemma et Lorella de Luca (20 mn)

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4 mouches de velours gris chez Mya

Hasard ou pas du calendrier, le 24 février (soit 1 jour avant les 3 westerns italiens de WildSide), sortira de l’autre côté de l’Atlantique (en zone O NTSC donc lisible sur toutes les platines DVD) le 3ème giallo de Dario Argento : 4 mouches de velours gris avec Michael Brandon, Mimsy Farmer, Bud Spencer et Jean-Pierre Marielle, sous une superbe musique d’Ennio Morricone bien évidemment !, commercialisé par un nouvel éditeur Mya Communication (les anciens de NoShame US semble-t-il).

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Les 1ères indications fournies font état d’une copie au format respecté (2.35) issue de plusieurs sources distinctes pour un meilleur résultat et pour une durée de 102 mn (ce qui change de la VHS coupée d’Initial ou d’Atlantic encore disponible chez les brocanteurs). Au rayon des caractéristiques, il est annoncé 2 pistes audio (italien et anglais mono … hélas sans aucun sous-titres), 3 trailers (italien de 2 mn 37, anglais de 1 mn 1 et US de 2 mn 21), génériques alternatifs de début et de fin avec crédits en anglais (5 mn 33 au total) et une galerie de 41 photos. Et c’est tout pour ce très beau giallo de Dario Argento, pas forcément très bien côté auprès des amateurs du genre mais pour lequel j’approuve une vraie affection et qui me donne envie de le revoir dans des conditions optimum.

Chez le même éditeur, Mya Communication en profite pour sortir une série de films bis issus d’un peu tous les registres du genre (plusieurs sexy comédies avec Edwige Fenech entre autres, quelques Joe d’Amato des années 90, un faux giallo de Sergio Martino, un film d’aventures 60’s).

 

3 westerns italiens chez WildSide

L’éditeur WildSide avait déjà sorti 4 westerns italiens de qualité, disponible à l’époque en bipack : Keoma / El Chuncho et Django / 4 de l’apocalypse, avant de les recycler en version single (VF uniquement !) puis en boitier slim et enfin dans une nouvelle collection, L’âge d’or du cinéma européen.

Le 25 février, sont annoncés 3 nouveaux titres avec, à chaque fois une galerie de photos et une longue présentation de Jean-François Giré (13 mn environ), l’auteur du beau livre Il était une fois le western européen, sorti chez Dreamland puis aujourd’hui disponible chez Bazaar & Co dans une édition revue et corrigée avec ajout de 100 nouvelles pages. L’auteur annonce même dans le courant de l’année un additif en complément de son ouvrage  (sans plus de précision).  Pour en revenir à cette nouvelle édition, vendu 75 euros pièce, il  ya quelques motifs d’insatisfaction voire même d’énervement. C’est bien joli d’ajouter les lieux des tournages, faire la liste des pseudonymes utilisés, énumérer les westerns turcs et autres curiosités etc etc mais les trois-quart des films chroniqués (sans repère d’année mentionnée quelque part) consistent en une fiche technique certes détaillée et un bref résumé de l’intrigue … à croire que imdb n’existe pas pour cet ouvrage dit de référence !!!

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Navajo Joe (1966) réalisé par Sergio Corbucci avec Burt Reynolds dans le rôle d’un indien vengeur, sur une chouette musique d’Ennio Morricone. Cette sortie annoncée fait suite au DVD zone 1, disponible chez MGM / UA (dans le même série que la trilogie Sabata), que j’ai acheté mais pas encore visionné. Cela va permettre de ranger soigneusement la belle VHS pan & scanné, édité par Warner, impossible à regarder en l’état pour cause de format scope élargi.

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Le second titre est Far west story (1972), encore signé Sergio Corbucci, avec le trio Tomas Milian – Susan George – Telly Savalas, sous une musique remarquable d’Ennio Morricone (tendance pop-psyché). Déjà vu sur VHS, il s’agit d’un western presque surréaliste, sur une trame proche de celle de Bonnie & Clyde, se déroulant en hiver dans lequel le cinéaste affiche ses tendances mysogines. Ce western atypique détonne dans le genre et mérite sans contexte l’achat compulsif pour enfin le posséder dans une jolie copie respectant les tonalités grisonnantes et brumeuses de l’oeuvre.

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Dernier titre, O’Cangageiro (1970) est un western brésilien, dirigé par Giovanni Fago avec l’incontournable Tomas Milian. Film difficilement visible aujourd’hui, la future acquisition est de rigueur. Au rayon des suppléments, WildSide nous propose une double galette collector avec interview de Giovanni Fago (26 mn) et discussion croisée entre Jean-François Giré, Jean-Baptiste Thoret et Noël Simsolo (26 mn aussi !)

Après la vague des films de pirates et de corsaires annoncée chez M6 (pour rappel : Le corsaire des 7 mers, Mary la rousse, Peyrol le boucanier, Les pirates de la côte), ce mois de février pourrait bien devenir le mois du bis en DVD. WildSide annonce aussi les forties sorties en DVD de 3 autres westerns indispensables : Blindman, Tepepa et Le mercenaire mais sans date précise (pour l’instant !).

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Procédons par ordre antichronologique. Après le n°3, intéressons-nous au n°2, gros pavé de 146 pages, sorti en novembre 2007, avec une petite nouveauté (à l’époque), l’ajout de 5 pages couleur pour dynamiser un peu ce fanzine où le texte est plutôt légion. 7 sujets traités, placés ici sous le signe de l’action pour 110 films passés au crible.

Ce numéro commence pour un aperçu de la carrière de la séduisante Mimsy Farmer, icône d’une certaine contre-culture à cause du succès de More puis actrice charmante du cinéma bis dans Quatre mouches de velours gris, le parfum de la dame en noir, Frissons d’horreur, SOS Concorde sans oublier non plus des films tout à fait français dont ce chef d’oeuvre absolu qui se nomme La traque. Beretta 70 & Roma Violenta revient sur la carrière d’un roi du polar italien violent : Stelvio Massi, artisan doué, coupable de quelques belles oeuvres du genre comme Magnum 44 spécial, Un flic voit rouge, Marc la gâchette. Du cinéma populaire solide  avant de sombrer dans la médiocrité ! Un peu plus loin, la rubrique Sweet 80’s se focalise sur les ersatz de Conan le Barbare, appelé plus couramment Héroïc Fantasy à l’italienne. Pas grand chose à sauver de ce genre tardif des années 80 où nage des titres comme Sangraal, Thor le guerrier, Hercule, Conquest, Krull

Au rayon des nouvelles rubriques apparues pour ce n°2, citons Italian West goes to Pop consacré (comme son nom l’indique) aux westerns italiens à travers deux figures incontournables du genre. D’abord, Lee Van Cleef dont la carrière était au point mort est retrouvé par Sergio Leone qui lui offrit une seconde jeunesse. Il devient le héros de westerns de qualité : Le dernier jour de la colère, La mort était au rendez-vous, Sabata, Les 4 mercenaires d’El Paso (une curiosité !!!). Ensuite, Giuliano Gemma devient une star grâce au genre et enchaîne les films à grande vitesse pour nous offrir quelques perles combinant morale américaine et sadisme italien. L’amateur pourra se régaler devant Le dollar troué, Ciel de plomb, Texas, California et rigoler un bon coup devant Le blanc, le jaune, le noir. Une autre rubrique fait aussi son apparition, tout en se concentrant sur le cinéma populaire français, French Cinoche des 70’s. Au programme, les carrières de l’acteur Michel Constantin, excellent second couteau du cinéma et petit roi du polar à la française, et du cinéaste engagé Yves Boisset dont les films ont souvent provoqué des excès de censure et de polémique. Il est de bon ton de se pencher aujourd’hui sur notre patrimoine et regarder ce qui s’est fait pendant que les italiens dominaient outrageusement les genres. Quelques titres pour égayer nos soirées (loin de la crise actuelle) : Dernier comicile connu, Les caïds, Le mataf, Les hommes, Deux grandes gueules pour Constantin et Un condé, R.A.S., Le juge Fayard dit le shérif, La femme flic, Le prix du danger pour Boisset.

Question réalisateur du bis, Enzo G. Castellari est mis à l’honneur. L’ancien cascadeur devient metteur en scène et fait merveille dans les westerns et les polars avant d’aborder les autres genres à la mode vers la fin des années 70. C’est surtout sa longue amitié avec Franco Nero qui parcoure sa filmographie : Témoin à abattre, Un citoyen se rebelle, Keoma, Le tueur de monstres … Il ne faut pas oublier des réussites comme Tedeum (comédie grasse), Big racket (polar ultra violent), Une poignée de salopards (remaké en ce moment par Tarantino), Les guerriers du Bronx (film d’action culte), Tuareg (belle aventure dans le désert). Un cinéaste aussi important et écclectif qu’Umberto Lenzi. Et DiabolikZine rend aussi hommage à un sympathique comédien, Claudio Cassinelli, véritable alter-ego de Sergio Martino avec Mort suspecte d’une mineure, le continent des hommes poissons, Atomic cyborg. Il s’est surtout spécialisé dans le polar avec des titres de référence comme La police a les mains liées, La lame infernale, Terror commando et la comédie avec Le larron. Il disparaît brusquement sur le tournage d’Atomic cyborg en 1986.

Résultat des cours, un gros numéro placé sous le registre de l’action sous toutes ses formes avec une légère pointe de glamour et l’apparition d’une nouvelle catégorie pour évoquer les belles heures (hélas disparues !) du cinéma français de genre !