DiabolikZine 2

dz2

Procédons par ordre antichronologique. Après le n°3, intéressons-nous au n°2, gros pavé de 146 pages, sorti en novembre 2007, avec une petite nouveauté (à l’époque), l’ajout de 5 pages couleur pour dynamiser un peu ce fanzine où le texte est plutôt légion. 7 sujets traités, placés ici sous le signe de l’action pour 110 films passés au crible.

Ce numéro commence pour un aperçu de la carrière de la séduisante Mimsy Farmer, icône d’une certaine contre-culture à cause du succès de More puis actrice charmante du cinéma bis dans Quatre mouches de velours gris, le parfum de la dame en noir, Frissons d’horreur, SOS Concorde sans oublier non plus des films tout à fait français dont ce chef d’oeuvre absolu qui se nomme La traque. Beretta 70 & Roma Violenta revient sur la carrière d’un roi du polar italien violent : Stelvio Massi, artisan doué, coupable de quelques belles oeuvres du genre comme Magnum 44 spécial, Un flic voit rouge, Marc la gâchette. Du cinéma populaire solide  avant de sombrer dans la médiocrité ! Un peu plus loin, la rubrique Sweet 80’s se focalise sur les ersatz de Conan le Barbare, appelé plus couramment Héroïc Fantasy à l’italienne. Pas grand chose à sauver de ce genre tardif des années 80 où nage des titres comme Sangraal, Thor le guerrier, Hercule, Conquest, Krull

Au rayon des nouvelles rubriques apparues pour ce n°2, citons Italian West goes to Pop consacré (comme son nom l’indique) aux westerns italiens à travers deux figures incontournables du genre. D’abord, Lee Van Cleef dont la carrière était au point mort est retrouvé par Sergio Leone qui lui offrit une seconde jeunesse. Il devient le héros de westerns de qualité : Le dernier jour de la colère, La mort était au rendez-vous, Sabata, Les 4 mercenaires d’El Paso (une curiosité !!!). Ensuite, Giuliano Gemma devient une star grâce au genre et enchaîne les films à grande vitesse pour nous offrir quelques perles combinant morale américaine et sadisme italien. L’amateur pourra se régaler devant Le dollar troué, Ciel de plomb, Texas, California et rigoler un bon coup devant Le blanc, le jaune, le noir. Une autre rubrique fait aussi son apparition, tout en se concentrant sur le cinéma populaire français, French Cinoche des 70’s. Au programme, les carrières de l’acteur Michel Constantin, excellent second couteau du cinéma et petit roi du polar à la française, et du cinéaste engagé Yves Boisset dont les films ont souvent provoqué des excès de censure et de polémique. Il est de bon ton de se pencher aujourd’hui sur notre patrimoine et regarder ce qui s’est fait pendant que les italiens dominaient outrageusement les genres. Quelques titres pour égayer nos soirées (loin de la crise actuelle) : Dernier comicile connu, Les caïds, Le mataf, Les hommes, Deux grandes gueules pour Constantin et Un condé, R.A.S., Le juge Fayard dit le shérif, La femme flic, Le prix du danger pour Boisset.

Question réalisateur du bis, Enzo G. Castellari est mis à l’honneur. L’ancien cascadeur devient metteur en scène et fait merveille dans les westerns et les polars avant d’aborder les autres genres à la mode vers la fin des années 70. C’est surtout sa longue amitié avec Franco Nero qui parcoure sa filmographie : Témoin à abattre, Un citoyen se rebelle, Keoma, Le tueur de monstres … Il ne faut pas oublier des réussites comme Tedeum (comédie grasse), Big racket (polar ultra violent), Une poignée de salopards (remaké en ce moment par Tarantino), Les guerriers du Bronx (film d’action culte), Tuareg (belle aventure dans le désert). Un cinéaste aussi important et écclectif qu’Umberto Lenzi. Et DiabolikZine rend aussi hommage à un sympathique comédien, Claudio Cassinelli, véritable alter-ego de Sergio Martino avec Mort suspecte d’une mineure, le continent des hommes poissons, Atomic cyborg. Il s’est surtout spécialisé dans le polar avec des titres de référence comme La police a les mains liées, La lame infernale, Terror commando et la comédie avec Le larron. Il disparaît brusquement sur le tournage d’Atomic cyborg en 1986.

Résultat des cours, un gros numéro placé sous le registre de l’action sous toutes ses formes avec une légère pointe de glamour et l’apparition d’une nouvelle catégorie pour évoquer les belles heures (hélas disparues !) du cinéma français de genre !

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