Archives mensuelles : mars 2009

Interlude Dollar$

Sorti récemment en DVD, par Columbia Pictures dans une collection étrangement baptisée Martini Movies, Dollar$ est une réalisation de Richard Brooks, avec Warren Beatty, Goldie Hawn, Gert Froebe, Robert Webber, le tout enrobé d’une musique magnétique signée Quincy Jones. Le DVD est présenté en 1.85 anamorphique, avec langues et sous-titres anglais / français  (à noter que les titres suivants de cette collection abandonnent le français !), accompagné de quelques bonus dont un très énigmatique Martini Minutes (contenant 2 featurettes sur le film)

Un DVD zone 1 à se mettre sous les yeux pour redécouvrir ce film récréatif mais diablement sympathique

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Une affiche originale pour se faire une meilleure idée de ce qui attend le spectateur

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Un CD réédité en 2001 par Warner, devenu denrée rare de nos jours !

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Un LP nouvellement réédité aussi, à l’identique de son édition originale.

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Et pour conclure, un extrait de cette BO avec Money Runner, un titre qui n’en fini de tourner sur les platines et qui prend tout son sens devant ce fond d’écran avec tous ses dollar$

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Double programme Peter Martell chez WildEast

Jusqu’à aujourd’hui, je ne m’étais jamais vraiment intéressé à WildEast, éditeur américain de DVD, spécialisé dans le cinéma bis italien, plus précisément dans le western spaghetti. Mais tout a changé quand j’ai mis la main sur ce double programme Peter Martell (de son vrai nom : Pietro Martellanza) avec Ringo le vengeur (1969) / Le Cobra (1967). Soit un western de série de Rafael Romero Marchent (pas encore vu !) et un euro espionnage de Mario Sequi au charme suranné (vu celui-là !)

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L’avantage des DVD WildEast réside dans le fait qu’on soit encodé en zone O donc lisible sur tous les lecteurs. Les inconvénients sont nombreux. Film proposé qu’en version anglaise, avec la plupart du temps en bonus que les chapitrages et des galeries de photos. Concernant le Cobra, la qualité d’images est très correcte mais fait apparaître un léger voile sur le copie. Le format scope est  dûment respecté et, cerise sur le gâteau, l’éditeur nous gratifie d’une scène coupée (digne d’une VHS) et des crédits alternatifs en anglais. En revanche, pour Ringo le vengeur, la copie est superbe, proposée en 16/9 anarmorphique. Un western dans des conditions optimales, avec la musique nostalgique de Francesco de Masi et un casting de gueules sympathiques, c’est déjà un point important pour le westernophile fou …

Petit aperçu en vidéo avec le début du Cobra !

Jetons maintenant un rapide coup d’oeil sur le catalogue de WildEast. En majorité donc, des westerns, des classiques comme Tuez les tous et revenez seuls (avec interview de Ken Wood), Et viva la révolution ! (en version uncut),  Une raison pour mourir, une raison pour vivre (avec prologue américain). Mais le plus intéressant de leur sélection concerne les doubles programmes avec un bipack Edd Byrnes 7 winchesters pour un massacre (1967) / Professionnels pour un massacre (1967), un autre sur le cow-boy Clint regroupant des raretés comme Clint el solitario (1967) / El retorno de Clint el solitario (1972), encore un autre sur les bounty killers avec Calibre 32 (1967) / Le prix à payer (1971). WildEast se diversifie et exhume aussi des films dans d’autres genres. Du péplum avec Goliath and the barbarians (1959) / Goliath and the vampires (1961). Du poliziotto avec le classique de Sergio Martino The violent professionnels (1973). Du film de guerre avec Klaus Kinski avec Les léopards de Churchill (1970) / 2 salopards en enfer (1969). Catalogue riche, varié et bisseux à souhait dont pourrait s’inspirer quelques éditeurs en France

Et la palme de la meilleure jaquette revient au western médiocre de Steve Reeves (film dont l’insuccès a malheureusement scellé sa carrière d’acteur) : L’évadé de Fort Yuma (1968)

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Des pirates & corsaires chez M6

La réédition de vieux films du catalogue SNC continue chez M6 (le petit éditeur qui monte, qui monte …). Le 25 mars, soit dans quelques jours  maintenant, sont annoncés 4 nouveaux titres pour les amateurs de films de pirates et de corsaires à l’italienne. Les caractéristiques sont communes aux 4 films proposés (avec tête de mort comme symbole de collection) : master en haute définition, bandes annonces comme seul supplément, français et italien en DD 2.0 (avec sous-titres français) et prix unique de 12,99 euros.

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Peyrol le boucanier / L’avventuriero (1967) de Terence Young. Avec Anthony Quinn, Rita Hayworth, Rossana Schiaffino, Richard Johnson, Luciano Rossi, Anthony Dawson. Musique de Ennio Morricone.

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Mary la rousse, femme pirate / Le avventure di Mary Read (1961) d’Umberto Lenzi. Avec Lisa Gastoni, Jérôme Courtland, Walter Barnes. Musique de Gino Filippini. Il s’agit d’une nouvelle rareté éditée par M6 au même titre que Catherine de Russie (1963), déjà disponible en bipack.

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Les pirates de la côte / I pirate della costa (1960) de Domineco Paolella. Avec Lex Barker, Estella Blain, Livio Lorenzon. Musique de Michele Cozzoli. A noter que l’éditeur Seven7 avait déjà sorti 2 autres films de pirates avec Michele Mercier : Le boucanier des îles et L’île des filles perdues (1962).

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Et Le corsaire des 7 mers / Il corsaro (1970) d’Antonio Mollica. Avec Robert Woods, Tania Alvarado, Armando Calvo, Chris Huerta. Musique de Angelo Francisco Lavagnino. Il n’est prévu hélas qu’une piste italienne sous-titrée française sur ce titre.

Encore une agréable sélection à l’actif de M6. Rappelons que cet éditeur avait déjà fait de l’excellent travail en commercialisant 14 autres titres du cinéma bis réparti en 7 bipack et vendu 14,99 euros pièce. Pour mémoire : Catherine de Russie (1963) / La charge des cosaques (1958) – Samoa, reine de la jungle (1967) / L’esclave de l’Orient (1958) – Erik le Viking (1964) / Hercule contre les tyrans de Babylone (1964) – Le géant de Métropolis (1961) / La terreur des Kirghiz (1964) – Maciste contre Zorro (1962) / Zorro au service de la reine (1969) – El Kebir fils de Cléopâtre (1964) / Joseph vendu par ses frères (1960) – Maciste en enfer (1962) / Maciste dans les mines du roi Salomon (1964). Et ce n’est pas tout puisque l’éditeur avait auparavant créé 2 autres collections de qualité, l’une sur les maîtres italiens avec quelques pépites du genre, style Gli intoccabili (1969), A l’aube du cinquième jour (1969), Confession d’un commissaire de police au procureur de la République (1970), l’autre sur les réalisateurs français du patrimoine avec Robert Enrico, Jacques Deray, Christian Jaque. Des collections qui se remplissent de nouveaux titres au fur et à mesure que le temps passe et que le Blu-ray dévaste tout sur son passage …

(Climbing up the) Sunshine path

Si je crie  » David Hess « , tout le monde pense à l’acteur sadique, maltraitant et torturant de jolies jeunes filles dans La dernière maison sur la gauche (1972) de Wes Craven, prenant en otage le couple Franco Nero – Corinne Cléry dans La proie de l’autostop (1977) de Pasquale Festa Campanile, s’amusant du rasoir et torturant de nouveau de jeunes bourgeois BCBG au cours d’une fiesta privée dans La maison au fond du parc (1980) de Ruggero Deodato. Ce que l’on sait déjà moins, c’est qu’avant de prendre un malin plaisir à satisfaire ses pulsions masculines sur des jeunes demoiselles devant les caméras complaisantes de ces cinéastes voyeurs, David Hess fut chanteur pop durant les années 60. La preuve en image !

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On doit cette compilation de 16 titres (entre 1958 et 1974) au label allemand Diggler, grand éditeur de raretés et surtout de musique groovy germanique (citons Robbi, Tobbi und das Flietwatüüt et Schwabing affairs – delicate tunes of swinging Munich movies from 1960s & 1970s). ici, on découvre les talents cachés de David Hess à travers une série de chansons allant de démos début 60 à des classiques pop-psyché période 67-68 en passant des rocks parodiques puis en poussant la chansonnette début 70 sur le film de Wes Craven. Parmi ces 16 titres, on note que David Hess a étroitement collaboré avec Jeremy Wind lors des Windy Hill Sessions qui occupent la majorité de l’album. Ensuite, il semble avoir abandonné la chanson au profit de ses talents demandés de comédien.

Sorti en édition limitée (CD et LP), cet album d’incunables, mariant jazz, rock et pop, reste assez difficile à trouver dans le commerce. Sa diffusion s’est faite avant tout par la VPC sur les sites spécialisés genre Moviegrooves et Dustygrooves. Ainsi, après 3 années d’effort acharné à chercher dans les boutiques et disquaires, je me suis résolu à le commander sur Moviegrooves lors d’une session de soldes estivales. Sans doute le meilleur achat ! Démonstration en musique …

Bare Knuckles sort de l’oubli

Chiner dans des boutiques (de disques en l’occurence) réserve quelquefois de belles surprises. En effet, récemment, je fouinais dans les rayons d’un disquaire indé pour compléter ma collection de LP tendance soul / funk / blax  quand je suis tombé sur une BO totalement inconnue, du nom de Bare Knuckles,  si bien que j’émis sur le coup un doute quant à l’existence réelle du film. C’est un peu le mystère de notre temps. Il est plus facile aujourd’hui de choper une BO en CD / LP que le film en question !

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Après renseignement pris sur le net, il existe bel et bien une obscure série B tombée dans le plus pur oubli, scénarisée, photographiée, produite et réalisée par Don Edmonds (plus connu des cinéphiles bis pour avoir signé Ilsa la louve en 1975 et Ilsa, gardienne du harem en 1976).  Bare Knuckles date lui de 1977 et se présente comme un film de baston mettant en scène un chasseur de primes, spécialiste en kung-fu, qui enquête à Los Angeles. Au générique, on retrouve que de quasi-inconnus : Robert Viharo en vedette, Sherry Jackson, Michael Heit, John Daniels … à l’exception de la séduisante Gloria Hendry qui a surtout oeuvré dans la blaxploitation à cette époque.

A l’écoute de cette BO parfois magique, il s’avère que cette musique de films qui est loin d’être exceptionnelle en termes de musicalité relève quelques bons morceaux aux sonorités discoïdes (époque oblige !) qui peut par moments se rapprocher de la partition de Stelvio Cipriani pour Tentacules par exemple. L’ensemble oscille entre rifs de guitare secs, lignes sèches de basse et mélodies funky / soul pour rester dans le ton général de la fin des années 70. Au final, un soundtrack assez séduisant et distrayant de 11 titres, idéaux pour se déhancher sur les dance floor, distribué par un label aussi méconnu que le film, Gucci.  Et sans oublier un aperçu de tout ça avec un court trailer …

Trailer Public Enemies

Le trailer du nouveau film attendu de Michael Mann vient d’envahir la toile. Public enemies est programmé pour le 24 juin et s’inspire de l’histoire vraie de John Dillinger, célèbre braqueur de banques des années 30, incarné ici par Johnny Deep. Le casting rassemble aussi Christian Bale en agent du FBI, Marion Cottillard en fiancée de Dillinger, Billy Cudrup en J. Edgar Hoover, Stephen Dorff, Leelee Sobieski, Giovanni Ribisi …

Mais, trêve de discours, voici le 1er trailer !!!

Trilogie Sabata chez Sidonis / SGGC

Pour rester dans l’univers du western italien, l’éditeur Sidonis / Sggc (spécialiste jusqu’à aujourd’hui du western américain) s’apprête à commercialiser pour le 8 avril la trilogie Sabata de Gianfranco Parolini aka Frank Kramer. En vérité, cette fausse trilogie rassemble le diptyque Sabata (1970) / Le retour de Sabata (1971) dans lequel Lee Van Cleef excelle dans ce rôle de pistolero bien sapé et surtout plus intelligent que quiconque et Adios Sabata (1970) avec Yul Brynner dont le nom est en réalité Indio Black (en VO) et Sabata (en VF). Il faut savoir qu’à cette époque de l’âge d’or du western italien, il existait quelques mots magiques pour attirer le spectateur dans les salles obscures, des mots magiques comme Trinita, Ringo, Django, Sabata, Sartana, dollars … ce qui explique aussi les différents retitrages qu’ont connus bon nombre de westerns de seconde zone en cours des années 70 !

Chaque film sera disponible à l’unité et orné d’une jaquette plutôt chouette qui reprend grosso modo les motifs des affiches originales. On s’attend à une remastérasition en haute définition. En revanche, les caractéristiques de chaque DVD n’ont pas été communiquées. On s’attend tout de même à retrouver VF et VOST mais, concernant d’éventuels bonus, rien n’a encore filtré. Je doute que la doublette Patrick Brion / Bertrand Tavernier intervient sur ce genre de westerns. Peut-être l’éditeur a-t-il fait appel à des spécialistes plus qualifiés par les westerns latins ? Rien n’est moins sûr car certains titres de son catalogue sont vides de toute interactivité !

Sabata

Retour de sabata

Adios Sabata

Par contre, on peut émettre 2 reproches à Sidonis / Sggc. En effet, il édite une trilogie déjà disponible chez MGM en zone 1, à l’unité et en coffret, mais aussi trouvable un peu partout chez nos voisins frontaliers (Angleterre et Allemagne en tête) qui proposent les 3 films avec VF et VOST depuis belle lurette. L’autre reproche concerne le prix indiqué, à savoir un prix de 19,99 euros par DVD alors que, chez nos voisins, il n’est pas rare de trouver ces tires pour une dizaine d’euros pièce. Tout ceci vient donc un peu tard dans le grand calendrier des sorties attendues.

Je reviendrai plus tard sur Sidonis / Sggc pour causer un peu de ces westerns américains déjà disponibles sur le marché florissant du DVD 😉