Archives mensuelles : novembre 2010

Blindman annonçé en février chez WildSide

Depuis le temps, on n’y croyait plus mais le rêve va devenir réalité puisque Blindman, le western surréaliste (dans tous les sens du terme) de Ferdinando Baldi, est enfin annoncé pour le mois de février 2011 en édition collector 2 DVD dans la très belle collection Les introuvables chez WildSide.

Blindman, le justicier aveugle / Blindman, il pistolero ciego (1971) est une pépite du western italien, réalisé de main de maître par Ferdinando Baldi, sublimement mis en musique par Stelvio Cipriani, avec Tony Anthony (l’acteur mégalo qui a écrit et produit ce western baroque), Ringo Starr (sans ses 3 acolytes), Loyd Battista, Magda Konopka. L’histoire est une variation des exploits de Zatoïchi, le justicier aveugle, transposé à la frontière mexicaine avec ces bandits mexicains, ces troupes gouvernementales et un joli convoi des 50 femmes. Le film sera proposé dans un master restauré, au format 2.35 compatible 16/9. Audio français et anglais DD 2.0, sous-titres français. Côté bonus, peu de choses : présentation de Jean-François Giré, galerie de photos et bande annonce sur le 1er DVD, le film Zatoïchi, le masseur aveugle (1962) de Kenji Misumi.

A noter que Blindman est déjà disponible depuis 2005 chez nos amis allemands de KochMedia en version remastérisée avec audio italien, allemand et anglais DD 2.0, featurette  » the Western World of Ferdinando Baldi  » (42 m), livret de 4 pages, bandes annonces italienne, allemande et anglaise.

Publicités

Bruce Lee : the Big Boss en CD chez Chris Soundtrack Corner

Le label allemand Chris’s Soundtrack Corner continue son exploration des musiques de films de tout style en commercialisant pour le 26 novembre (soit pour le 70ème anniversaire de la naissance de Bruce Lee) la bande originale du film The Big Boss (1971) réorchestré pour l’occasion par le Peter Thomas Sound Orchestra. En effet, le soundtrack original du compositeur chinois Wang Fu-ling, jugé trop oriental pour le public européen, a subi quelques modifications afin de le rendre plus accessible.

Pour cette 8ème sortie sur le label Chris’s Soundtrack Corner, le réputé compositeur Peter Thomas a entièrement revu et conçu la bande sonore afin qu’elle devienne plus universelle au moment de la sortie du long métrage qui fit mondialement connaître le Petit Dragon. 37 ans plus tard, cette nouvelle composition est enfin disponible sur support CD. Au menu : 20 titres accompagné d’un joli livret collector avec quelques photos couleur inédites. Possibilité d’écoute sur le site de VPC de soundtrackcorner.

Le thème du film réarrangé par Peter Thomas

Le thème original par Joseph Koo & Wang Fu Ling

Pour infos, voici les 7 autres CD édités par le label CSC : Oppio Afyon (Guido & Maurizio de Angelis, voir news), Jerry Coton – Top Man FBI (Peter Thomas), La polizia chiede aiuto / La polizia sta a Guardare / La polizia ha le mani legate (Stelvio Cipriani), Papaya dei Caraibi (Stelvio Cipriani), The big game (Francesco de Masi), Gorilla vai (Bixio – Frizzi – Tempera), Van de velde : die ehe volkommene (Peter Thomas).

Les puristes qui crieront au scandale pourront toutefois se consoler avec le soundtrack original disponible uniquement en import chinois et comprenant 14 titres entrecoupés de dialogues du film en cantonais.

Interlude Love Love … Bang Bang

Le film d’espionnage italien des années 60 (ou Italian Spy Movie) reste un pêché mignon pour tous les amateurs éclairés de cinéma bis. Ce type de films commerciaux surfe avec brio et talent sur la vague des films de James Bond, post Opération Tonnerre (qui reste la référence ultime), et traversent de ce fait l’aire du temps grâce à un savoureux mélange à base d’action soutenue, de gadgets parfois, de jolies filles souvent, de tourisme façon carte postale et d’exotisme plutôt bienvenu. Le succès de ces oeuvres sur la période 1965 – 1969 ne serait rien sans leurs bandes originales easy jazzy et leurs chansons tonitruantes de générique.

La preuve en musique avec Love Love … Bang Bang, écrite par Cassia & Bruno Nicolaï, chantée par Nancy Cuomo, qu’on retrouve au générique de Kiss Kiss Bang Bang (1966) réalisé par Duccio Tessari avec Giuliano Gemma, George Martin, Lorella de Luca, Nieves Navarro, Daniele Vargas et George Rigaud. Musique de Bruno Nicolaï.

La chanson est disponible naturellement sur le soundtrack Kiss Kiss Bang Bang (riche de 25 titres soit la plus complète à ce jour) commercialisé seulement au Japon en 1999, sur la compilation Bruno Nicolai – the Spy Movie Soundtracks collection (qui contient 2 autres bandes originales : Upperseven et Agente Speciale K) exclusivement sorti au Japon en 2006 et enfin sur la superbe compilation easy listening Beat at Cinecitta Vol.2 (17 titres au total) sorti en 1997 chez l’excellent label CrippledRecords.

Interlude la Route de Salina

On sait que le marché juteux du DVD traverse une grave crise, économique, financière. Tout le monde en parle. Enfin, c’est ce que tout le monde raconte. Dès lors, il n’est plus surprenant que les grands éditeurs (Warner, MGM, Gaumont …) ouvrent leurs archives et proposent désormais des DVD fabriqués à la demande et uniquement disponibles sur leurs sites respectifs. Si le cinéphile peut se réjouir d’un tel système, il restera toujours des manques comme c’est le cas depuis des années avec cet ovni cinématographique qu’est La route de Salina (1970), réalisé par Georges Lautner, au plus fort de la vague hippie initiée par More (1969) de Barbet Schroeder. La ravissante et croquante Mimsy Farmer (sur laquelle j’avais rédigé un joli dossier dans le n°2) y côtoie Robert Walker Jr., Ed Begley, Marc Porel, David Sachs et Rita Hayworth (dont ce fut l’ultime rôle au cinéma) au sein d’un drame psychologique teinté de suspense et d’érotisme et surtout magnifié par une BO devenue culte.

Comme cette oeuvre inconnue et envoûtante tarde à refaire surface, ni en DVD, ni à la télévision (seul quelques privilégiés ont pu le redécouvrir au cinéma dans une superbe copie 35 mm), on pourra tourner se retourner vers le soundtrack absolument magnifique, disponible en CD depuis 2003 chez les Disques Dreyfus. D’une durée de 33 mn, les 15 titres ont été écrits et composés par le chanteur Christophe pour les balades solaires et par le groupe Clinic pour les morceaux pop instrumentaux (groupe qu’on entendra de nouveau en 1971 dans Laisse aller … c’est une valse). Un certain Quentin Tarantino a même réutilisé le morceau  » the chase  » dans son Kill Bill vol. 2.

Comme 1er extrait, voici le morceau phare très romantique the Girl from Salina chanté par Christophe

Comme 2nd extrait, un instrumental Funny Road to Salina plus psyché et hypnotique de Christophe

Et, pour finir, le morceau the Chase du groupe Clinic réutilisé par Tarantino qui servira ici de trailer

PS : les plus curieux pourront écouter d’autres titres sur le site des disquesdreyfus.

 

Satanik disponible en DVD chez Cecchi Gori Home Video

Fait plutôt étrange, le cinéphile fou ne s’intéresse pas vraiment aux éditions italiennes DVD alors que le marché regorge de petites pépites cinématographiques ; le bissophile averti, de par sa nature curieuse, s’y intéresse déjà beaucoup plus. Donc, un peu par hasard, je suis tombé sur la nouvelle d’une double édition DVD d’un fumetti de bien mauvaise réputation, Satanik (1968), réalisé par Piero Vivarelli, avec Magda Konopka, Julio Pena, Umberto Raho, Luigi Montini et Armando Calvo. Musique de Roberto Pregadio & Romano Mussolini. On doit cette édition à l’éditeur Cecchi Gori Home Vidéo (du nom du producteur qui sévissait au cours des années 80) qui a décidé de commercialiser, sous l’appellation CineKult, une collection thématique uniquement dédiée au cinéma de genre italien des années 60 & 70.

Disponible depuis cet été, ce double DVD collector contient quelques jolies choses. Sur le 1er disque, on retrouvera le film Satanik (basé sur les personnages créés par Max Bunker & Magnus) dans une version restaurée, présentée dans son format d’origine compatible 16/9. Audio DD 2.0 italien et sous-titres italiens pour malentendants. Suppléments disponibles :  » Sataniko Piero  » interview avec Piero Vivarelli,  » Cinecomix Made in Italy  » documentaire avec les participations de Lamberto Bava, Corrado Farina, Moreno Burattini, Lugi Corteggi et Maurizio Colombo, bande annonce. Sur le 2nd disque, l’amateur de fumetti aura la joie de découvrir The Diabolikal Super Kriminal, un documentaire daté de 2007 d’une durée de 73 mn qui revient en détails sur l’univers censuré de ces romans photos sexy et horrifiques qui ont déferlé au cours des années 60 (avec l’intervention des protagonistes qui ont participé à cette aventure).

Petit trailer italien en option …

Les amoureux de soundtracks italiens pourront jeter une oreille sur la BO disponible chez Beat Records en CD & LP. 20 titres au total pour une durée globale de 50 mn.

PS : La chronique du film sera disponible au sein du dossier Super-héros à l’italienne dans le n°5 de DiabolikZine

La métamorphose des cloportes enfin chez Opening

Amoureux des grands classiques du cinéma français, aux dialogues finement ciselés et à l’interprétation solide, le sympathique éditeur Opening va réjouir les cinéphiles de tout poil en commercialisant cet excellent polar qu’est La métamorphose des cloportes (1965) réalisé par Pierre Granier-Deferre avec Lino Ventura, Charles Aznavour Irina Demick, Maurice Biraud, Georges Géret et Pierre Brasseur. Scénario et dialogues de Michel Audiard d’après le roman d’Alphonse Boudard. Musique de Jimmy Smith. Le DVD baptisé Collector est annoncé pour le 3 novembre au prix raisonnable de 14,99 €.

Disponible dans un simple boîtier keep case, ce film policier de tradition française, tourné dans un superbe noir et blanc, sera proposé dans son format d’origine 2.35 compatible 16/9. Langue française 2.0. Durée : 94 mn. En guise de bonus : des  » archives de l’INA  » avec des interviews de Lino Ventura, Michel Audiard, Maurice Biraud et Pierre Granier-Deferre,  » Quand Granier-Deferre rencontre Audiard  » par le journaliste Norbert Multeau (13 mn),  » Granier-Deferre et l’adaptation de romans  » par le journaliste Jean-François Doisne (13 mn).

Mise à jour : Il semble que le master utilisé pour cette édition attendue provoque finalement une grande déception et soit seulement digne d’un rip de VHS (cf test).