Archives mensuelles : juillet 2011

Interlude : Pledging My Love

Johnny Ace (né le 9 juin 1929 à Memphis – décédé le 24 décembre 1954 à la roulette russe) fut un chanteur très populaire de ballades rhythm & blues au début des années 50 en contrat avec le label Duke Records. En 1952, il sort son premier 45 tours My Song qui obtient vite un gros succès. Suivent Cross my heart et The Clock en 1953, Saving my love for you en 1954. Et surtout sa plus belle ballade sortie à titre posthume en 1955 : Pledging my love.

L’original disponible à l’époque en 45 tours et depuis sur les compilations Johnny Ace

En 1973, Martin Scorsese est le premier à utiliser ce titre mélodieux dans Mean Streets

En 1983, John Carpenter réutilise de manière nostalgique la chanson dans Christine

En 1992, Abel Ferrara se sert de la tonalité triste et désespérée du morceau dans Bad Lieutenant

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Avalanche express disponible chez Warner Archives

En France, Gaumont fait du super boulot en commercialisant à la demande des titres de son catalogue dans une intéressante Collection Découverte au prix de 12,99 €. Depuis quelques temps, les films disponibles dans cette collection dont devenus plus facilement trouvables car la diffusion s’est récemment élargie aux grands distributeurs. Aux Etats-Unis, Warner a lancé l’offensive depuis 2 ans en offrant son catalogue de 150 titres à la demande dans une collection sobrement baptisée Archive Collection au prix de 19,95 €. Et voilà qu’a débarqué au mois de juillet un film de Série B que j n’ai aps revu depuis une bonne vingtaine d’années et qui est devenu rare sur les petits écrans.

Avalanche Express (1979), film d’espionnage et de catastrophe réalisé par Mark Robson (et Monte Hellman non crédité) avec Lee Marvin, Robert Shaw, Linda Evans, Maximilian Shell, Mike Connors, Horst Buchloz, David Hess et Claudio Cassinelli. Scénario d’Abraham Polonsky d’après le roman de Colin Forbes. Musique d’Allyn Ferguson. L’histoire du transfuge d’un général russe (Robert Shaw) à l’Ouest, aidé en celà par un colonel américain (Lee Marvin) et pourchassé par des agents du KGB (dont Maximilian Schell), victime d’une terrible avalanche au cours de son échappée en train. Le minimum syndical sur les caractéristiques : format respecté 1.85 compatible 16/9, audio anglais mono.

Dans les prochains mois, Warner France lance aussi une première vague de titres à la demande. Peut-être que celui-ci y sera ? Peut-être que Carlotta a acquis les droits pour notre territoire ? Peut-être une éventuelle rediffusion sur le satellite ? Qui sait …

Prime Cut en DVD chez Carlotta

Curieux choix éditorial ces derniers temps de la part de Carlotta (éditeur spécialisé dans le cinéma d’auteur international). Après avoir sorti au mois de juillet Opération Opium (navet d’espionnage d’envergure international), voilà que l’éditeur prestigieux annonce la sortie de Prime Cut ou Carnage (en VF) pour le mois de septembre. Découvert en 2006 à l’Etrange Festival lors d’une cultissime rétro « Redneck », Carnage reste une petite série B nerveuse et totalement décomplexée, un petit film qui a acquis un statut culte avec le temps.

Carnage (1972) a été réalisé par Michael Ritchie avec Lee Marvin, Gene Hackman, Angel Tompkins et Sissy Spacek. Scénario de Robert Dillon. Musique de Lalo Schifrin. Le pitch : un agriculteur esclavagiste et trafiquant de drogue (Gene Hackman) refuse de payer la Mafia qui lui envoie une bande de tueurs commanditée par Delvin (Lee Marvin) ; très vite, les deux chefs s’affrontent dans une guerre sans merci après que Delvin a sauvé une jeune prostituée (Sissy Spacek) d’un enfer sordide. Caractéristique du DVD : nouveau master restauré au format 2.35 compatible 16/9 – audio anglais DD 5.1 & 2.0 et français 2.0 – sous-titres français – entretien inédit (avec sans doute Jean-Baptiste Thoret le spécialiste du cinéma américain des années 70 !) et bande annonce. Durée de 84 mn. Prix conseillé de 19,99 €

PS : le supplément a été dévoilé par Carlotta. Il s’appelle  » A la croisée des chemins  » et s’articule autour d’une discussion entre Jean-Pierre Dionnet (cinéphile) et Frédéric Schoendoerffer d’une durée de 23 mmn.

DiabolikZine (2006-2011) : 1er bilan

A l’occasion de la sortie en salles (à la vente plutôt) du n°5, il m’a semblé intéressant et instructif de faire un premier bilan après ces 5 années d’existence sur le marché renaissant du fanzinat francophone. Retour en arrière, en 2006 plus précisément. Le marché pourtant prospère du fanzinat s’éteignait à petits feux : Didier Lefèvre tirait officiellement sa revérence avec Medusa 22 avant de revenir bientôt pour un ultime coup d’éclat, Jean-Sébastien Gaboury jetait l’éponge avec Le charognard 5 pour se consacrer à d’autres choses, Rodolphe Laurent prenait du recul après Le bissophile 6 avant un retour qui s’annonce fracassant, Norbert Moutier se faisait discret avec ses Monster bis thématiques avant de retrouver la flamme. Pour ne prendre que les 4 grands fanzines historiques qui m’ont inspiré ! C’est dans ce contexte bien morose que j’ai débuté l’aventure Diabolikzine (aka le fanzine diabolique) avec un n°1 qui remporta ainsi un joli succès lors de son arrivée en février 2006. Depuis le succès ne s’est jamais démenti variant au gré des numéros et des sujets traités et chaque nouveau numéro compte son lot d’irréductibles lecteurs fidèles que je remercie au passage …

DiabolikZine en chiffres. Premier numéro en février 2006, dernier numéro en date en juin 2011. 5 années, 5 numéros dont un spécial thématique. Plus de 650 pages griffonnées de critiques, de chroniques, d’illustrations et de revues de presse d’époque. Plus de 500 films passés à la moulinette allant du bis italien au cinéma populaire français en passant vers les films Grindhouse anglo-saxons et asiatiques. Je tiens aussi à remercier Rodolphe Laurent, Mathieu Serres et Jean-François Giré pour leurs aimables contributions sur une poignée de titres. Petit rappel des dossiers traités :

Les artisans du bis (catégorie des réalisateurs) : Sergio Sollima (n°1) – Umberto Lenzi (n°1) – Enzo G. Castellari (n°2) – Duccio Tessari (n°3) – Bitto Albertini (n°5) – Alberto de Martino (n°6)

Les icônes du bis (catégorie des acteurs et actrices) : Tomas Milian (n°1) – Mimsy Farmer (n°2) – Claudio Cassinelli (n°2) – Terence Hill & Bud Spencer (n°3) – Michael Coby & Paul Smith (n°3) – John Philip Law (n°3)

Nos amis les espions (catégorie années 60) : Francis Coplan (n°1) – Sergio Grieco aka Terence Hatahaway (n°1) – Les super-héros à l’italienne (n°5)

Italian West goes to Pop (catégorie des westerns all’italiana) : Lee Van Cleef (n°2) – Giuliano Gemma (n°2) – Klaus Kinski (n°3) – Sergio Corbucci (n°5) – Franco Nero (n°5)

Les délices du giallo (catégorie années 70) : Ennio Morricone (n°1) – Georges Hilton (n°1)

Beretta 70 & Roma Violenta (catégorie des polars italiens) : Fernandi di Léo (n°1) – Maurizio Merli (n°1) – Stelvio Massi (n°2) – Luc Merenda (n°3) – Damiano Damiani (n°5) – Franco Nero (n°5)

Kung-Fu Fighting ( catégorie des films asiatiques) : Bruceploitation part.1 (n°1) – Bruceploitation part.2 (n°3) – Bruceploitation part.3 (n°5)

Sweet 80’s (catégorie des sous-genres italiens et autre cinéma d’exploitation) : Post Nuke (n°1) – Héroïc Fantasy (n°2) – James Glickenhaus (n°3)

French Cinoche (catégorie du cinéma populaire français) : Michel Constantin (n°2) – Yves Boisset (n°2) – Henri Verneuil (n°5)

Numéros thématiques : Blaxploitation (n°4)

A la lecture de tout ça, on se rend compte qu’une large place a été accordée aux westerns, aux poliziotto, aux gialli, au kung-fu bruyant alors qu’un certain nombre de genres appréciés ont été peu évoqués : le péplum, les films de corsaires & pirates, les aventures de cape et d’épée, les films de guerre, les zombies … Les prochains numéros se chargeront de déblayer un peu plus le terrain en allant vers des genres populaires peut-être moins appréciés des bissophiles et cinéphiles. Histoire de boucler en beauté une aventure passionnante déjà bien entamée …

Pour l’instant, le sommaire du n°6 se met peu à peu en place avec une sélection aux petits oignons et un nouveau numéro thématique verra également le jour dont le thème est encore tenu top secret (qui a dit un spécial dictionnaire des films érotiques et pornographiques en 16 et 35 mm !!!!)

Qu’est-ce que le bis en fait ? Un peu de finesse dans un monde de brutes, démonstration en images et musique …

Sans oublier, un bon été et de bonnes vacances à tous et à toutes !!!

PS : Les 4 premiers numéros sont définitivement épuisés, hélas !

DiabolikZine 5 : disponible à la vente

« Un film n’est pas une tranche de vie, c’est une tranche de gâteau »  Alfred Hitchcock

Bientôt les vacances. La mer, la plage, le soleil, les cocotiers, la montagne, l’air pur, les chalets … Bref, l’endroit idéal pour se plonger dans une bonne lecture estivale. Mais que lire ? En effet marre des Marc Lévy, des Guillaume Musso, des Fred Vargas, des Maxime Chattam qui trônent en tête des gondoles. Alors une autre solution s’offre à vous : le dernier DiabolikZine, le n°5, le seul, l’unique, une parfaite tranche de gâteau pour tous les goûts, les couleurs et les appétits, qui déboule pour un été qui s’annonce caniculaire …

J’avais déjà parlé du contenu dans de précédents posts mais rapide rappel des faits. 5ème numéro en date, 6 sujets traités, 140 pages, 91 films visionnés, joli pavé de 405 grammes en noir et blanc, édition limitée seulement à 150 exemplaires. Au sommaire :

les westerns de Sergio Corbucci & Franco Nero

les super-héros à l’italienne

Bitto Albertini, le roi du pseudo

les poliziotto de Damiano Damiani & Franco Nero

un petit coup de Bruceploitation

mélodie pour Henri Verneuil

Malgré toutes les précautions prises de lecture, relecture et correction, il reste encore quelques scories un peu gênantes (certes !) que je n’ai pas pu rattraper à l’impression. Certains pourront y trouver quelques redites inévitables comme je suis responsable de 97 % de l’ensemble. Je tiens à remercier tout chaleureusement Jean-François Giré et Mathieu Serres pour leur participation symbolique à ce n°5. Certains films déjà chroniqués par le passé ont été revus pour l’occasion, d’autres bénéficient d’une double critique. Quelques brèves nouveautés figurent au sein de ce numéro. Un soin tout particulier a été apporté pour la mise en page. Au final, il me semble que ce n°5 reste comme le numéro le plus abouti en terme de recherche, d’informations et d’illustrations. Sentiment à confirmer par les futurs lecteurs …

Pour acquérir ce n°5 tout beau, tout frais, tout mimi, 2 solutions :

– Par la Poste : 17 € frais de port compris

– Remise en mains propres uniquement sur Paris : 14 €

Les personnes intéressées et désireuses de sortir des traditionnels dictionnaires du Cinéma peuvent m’envoyer un mail à robertotobias@hotmail.fr

PS : Les autres points de vente sont pour l’instant Gotham (boutique à Paris) et Sin’Art (site de VPC à Besançon)