DiabolikZine (2006-2011) : 1er bilan

A l’occasion de la sortie en salles (à la vente plutôt) du n°5, il m’a semblé intéressant et instructif de faire un premier bilan après ces 5 années d’existence sur le marché renaissant du fanzinat francophone. Retour en arrière, en 2006 plus précisément. Le marché pourtant prospère du fanzinat s’éteignait à petits feux : Didier Lefèvre tirait officiellement sa revérence avec Medusa 22 avant de revenir bientôt pour un ultime coup d’éclat, Jean-Sébastien Gaboury jetait l’éponge avec Le charognard 5 pour se consacrer à d’autres choses, Rodolphe Laurent prenait du recul après Le bissophile 6 avant un retour qui s’annonce fracassant, Norbert Moutier se faisait discret avec ses Monster bis thématiques avant de retrouver la flamme. Pour ne prendre que les 4 grands fanzines historiques qui m’ont inspiré ! C’est dans ce contexte bien morose que j’ai débuté l’aventure Diabolikzine (aka le fanzine diabolique) avec un n°1 qui remporta ainsi un joli succès lors de son arrivée en février 2006. Depuis le succès ne s’est jamais démenti variant au gré des numéros et des sujets traités et chaque nouveau numéro compte son lot d’irréductibles lecteurs fidèles que je remercie au passage …

DiabolikZine en chiffres. Premier numéro en février 2006, dernier numéro en date en juin 2011. 5 années, 5 numéros dont un spécial thématique. Plus de 650 pages griffonnées de critiques, de chroniques, d’illustrations et de revues de presse d’époque. Plus de 500 films passés à la moulinette allant du bis italien au cinéma populaire français en passant vers les films Grindhouse anglo-saxons et asiatiques. Je tiens aussi à remercier Rodolphe Laurent, Mathieu Serres et Jean-François Giré pour leurs aimables contributions sur une poignée de titres. Petit rappel des dossiers traités :

Les artisans du bis (catégorie des réalisateurs) : Sergio Sollima (n°1) – Umberto Lenzi (n°1) – Enzo G. Castellari (n°2) – Duccio Tessari (n°3) – Bitto Albertini (n°5) – Alberto de Martino (n°6)

Les icônes du bis (catégorie des acteurs et actrices) : Tomas Milian (n°1) – Mimsy Farmer (n°2) – Claudio Cassinelli (n°2) – Terence Hill & Bud Spencer (n°3) – Michael Coby & Paul Smith (n°3) – John Philip Law (n°3)

Nos amis les espions (catégorie années 60) : Francis Coplan (n°1) – Sergio Grieco aka Terence Hatahaway (n°1) – Les super-héros à l’italienne (n°5)

Italian West goes to Pop (catégorie des westerns all’italiana) : Lee Van Cleef (n°2) – Giuliano Gemma (n°2) – Klaus Kinski (n°3) – Sergio Corbucci (n°5) – Franco Nero (n°5)

Les délices du giallo (catégorie années 70) : Ennio Morricone (n°1) – Georges Hilton (n°1)

Beretta 70 & Roma Violenta (catégorie des polars italiens) : Fernandi di Léo (n°1) – Maurizio Merli (n°1) – Stelvio Massi (n°2) – Luc Merenda (n°3) – Damiano Damiani (n°5) – Franco Nero (n°5)

Kung-Fu Fighting ( catégorie des films asiatiques) : Bruceploitation part.1 (n°1) – Bruceploitation part.2 (n°3) – Bruceploitation part.3 (n°5)

Sweet 80’s (catégorie des sous-genres italiens et autre cinéma d’exploitation) : Post Nuke (n°1) – Héroïc Fantasy (n°2) – James Glickenhaus (n°3)

French Cinoche (catégorie du cinéma populaire français) : Michel Constantin (n°2) – Yves Boisset (n°2) – Henri Verneuil (n°5)

Numéros thématiques : Blaxploitation (n°4)

A la lecture de tout ça, on se rend compte qu’une large place a été accordée aux westerns, aux poliziotto, aux gialli, au kung-fu bruyant alors qu’un certain nombre de genres appréciés ont été peu évoqués : le péplum, les films de corsaires & pirates, les aventures de cape et d’épée, les films de guerre, les zombies … Les prochains numéros se chargeront de déblayer un peu plus le terrain en allant vers des genres populaires peut-être moins appréciés des bissophiles et cinéphiles. Histoire de boucler en beauté une aventure passionnante déjà bien entamée …

Pour l’instant, le sommaire du n°6 se met peu à peu en place avec une sélection aux petits oignons et un nouveau numéro thématique verra également le jour dont le thème est encore tenu top secret (qui a dit un spécial dictionnaire des films érotiques et pornographiques en 16 et 35 mm !!!!)

Qu’est-ce que le bis en fait ? Un peu de finesse dans un monde de brutes, démonstration en images et musique …

Sans oublier, un bon été et de bonnes vacances à tous et à toutes !!!

PS : Les 4 premiers numéros sont définitivement épuisés, hélas !

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4 réflexions au sujet de « DiabolikZine (2006-2011) : 1er bilan »

  1. (Je sais pas pourquoi, j’aime beaucoup cette petite référence au dictionnaire érotique et pornographique…(Ah, saison estivale, quand tu nous tieng… 🙂 Et vive Diabolikzine !)

  2. J’ai tes 4 premiers fanzines et j’ai essayé de t’envoyer un mail pour cet opus 5 mais j’y arrive pas !! Comment faire ??

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