Archives mensuelles : octobre 2011

Michael Hui à l’honneur chez Metropolitan

Au mois de septembre, Metropolitan / Seven7 a inondé les rayons d’une quarantaine de titres asiatiques (voir news ici). La plupart des copies venaient d’un deal avec l’éditeur chinois Fortune Star. Parmi cette pluie de nouveautés, j’avais passé sous silence la sortie de 2 DVD ayant comme dénominateur commun le talentueux Michael Hui (Scénariste, acteur et réalisateur de génie qui a inspiré notamment un certain Stephen Chow par la suite) : L’ultime message d’un côté et le bipack Mr Boo contre Pom Pom / Une belle brochette de l’autre. Michael Hui, véritable légende vivante dans son pays, fut le roi dans les décennies 70 / 80 de la comédie à la fois sociologique (due à sa formation initiale) et burlesque (à cause de sa passion pour ce genre intemporel et visuel de cinéma).

 

 

    

L’ultime message (1975) est son second film dans lequel un infirmier et un homme à tout faire plument les patients d’un asile psychiatrique avant de se lancer sur les traces d’un gros pactole et de séduire la fille d’un défunt. Disponible au format 2.35 compatible 16/9. Langue cantonaise et française, sous-titres français.

Mr Boo contre Pom Pom (1985) dans lequel Michael Hui ne fait que l’acteur est une comédie débile truffée de gags et de courses poursuite hallucinantes. Disponible au format 1.77 compatible 16/9. Audio 2.0 cantonais sous-titré français.

Une belle brochette (1984) est son 6ème film où il joue le chef d’un restaurant japonais, devenu le souffre-douleur de sa femme et de son beau-père (propriétaire du dit restaurant), qui tombe amoureux d’une de ses clientes joueuse de tennis. Disponible au format 1.85 compatible 16/9. Audio 2.0 cantonais sous-titré français.

Par ailleurs, l’année dernière, l’éditeur avait commercialisé une pure merveille, un joli coffret regroupant 4 excellentes comédies de l’artiste qui avaient cartonné au box office dans les années 70 : Michael Hui comédie dans lesquels il fait équipe avec ses 2 jeunes frères, Samuel et Ricky. Les caractéristiques sont communes aux 4 films proposés : master haute définition, format 2.35 compatible 16/9, audio cantonais 5.1 & 2.0, sous-titres français et quelques bonus (scènes inédites, scène coupée, interview de Michael Hui et bandes annonces).

Games gamblers play (1974) traite d’une histoire d’escroquerie où un joueur professionnel et un prisonnier obsédé par le jeu s’associent bon gré mal gré et se faufilent dans l’univers des jeux, des paris et des magouilles pour essayer de faire fortune.

The private eyes / Mr Boo détective privé (1976) reste son chef d’oeuvre et s’intéresse au monde mystérieux des détectives privés, des enquêtes et des filatures à travers une succession de missions pas bien brillantes mais diablement hilarantes.

The contract / Mr Boo fait de la télévision (1978) s’attaque à la télévision et aux programmes créés par faire grimper l’audimat en dénonçant les conditions d’employés obligés de ruser pour tenter de faire annuler leur contrat de 8 ans et partir chez la concurrence.

Securited unlimited (1979) s’avère un peu moins réussi et s’intéresse à un groupe d’agents de sécurité dirigé par un chef absurde qui s’attribue tous les mérites malgré son incompétence chronique.

(bande annonce de Games gamblers play)

(générique fabuleux et chanson de The private eyes)

(générique et chanson amusante de The contract)

Toutes les Couleurs du Bis disponible à la vente

Eh bien non ! Je n’ai pas lâchement abandonné ce blog diabolique, juste que je consacre mon temps libre (ou mes heures perdues) à la confection du futur n°6. Donc plus vraiment l’esprit et la patience de fouiner ici et là pour se mettre au courant des prochaines nouveautés. Des sites plus pros comme l’incontournable Forgottensilver ou encore l’indispensable 1kult fournissent un travail de qualité mieux que moi, avec plus de conviction et de sérieux éditoriaux.

Sauf que je ne pouvais pas passer à côté d’un nouveau venu dans le monde du fanzinat, un joyeux confrère délicieusement appelé Toutes les couleurs du bis (en hommage au giallo de Sergio Martino : Toutes les couleurs du vice) entièrement conçu et rédigé par Stéphane Erbisti qui s’est pris d’amour et d’affection pour la pulpeuse et sexy EdwigeFenech (je le comprends parfaitement !!!), égérie des films troubles de Sergio Martino et des sexy-comédies et autres aventures polissones des années 70.

Fanzine en NB et couleur, édité au format A5, 56 pages au compteur, une introduction, une quarantaine de films passé au crible et une filmographie détaillée. Le tout pour vendu 7 €.

Plus d’infos et renseignements sur les points de vente sur le site du fanzine : ici !!!!

Ce grand et joli retour en force des fanzines papier à l’ancienne comme à la belle époque réjouira les amateurs …

MAJ : Me voilà avec le n°1 (déjà épuisé avant même sa parution) entre les mains. Bel objet, soigné et presque intégralement en couleurs (à l’exception de quelques photos de la craquante Edwige). Format A5 pratique (un peu comme les premiers Metaluna). Maquette simple mais efficace. Une page, un film avec affiche, photo parfois, résumé de l’histoire et petite critique concentrée évidemment à l’actrice (à la manière des livres de cinéma de Pierre Tchernia). Très beau résultat final fait par un passionné qui fait autant plaisir à voir qu’à lire. Félicitations et vivement le n°2 et son spécial Charles Bronson, ça risque de dégommer sec …