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Black is back (acte 2)

Rien de tel qu’un bon soundtrack aux sonorités soul funk pour prolonger le plaisir d’un bon film de Black Exploitation. Le label anglais spécialisé Soul Jazz remédie à cela en proposant depuis le début octobre une superbe compilation appelée Can you dig it ? The Music and Politics of Black Action Films 1968-75 de 34 titres (répartis en 2 CD ou 2 LP)

Can I dig it

Ce bel objet se compose de 2 CD, d’un excellent livret de 100 pages sur papier glacé regorgeant d’infos et de photos, de 5 lobby cards d’affiches de film et 2 stickers autocollants.

Concernant les 34 titres, on retrouve beaucoup de classiques disponibles un peu partout (Isaac Hayes avec Shaft et Three Tough Guys, Curtis Mayfield avec Superfly, Roy Ayers avec Coffy, James Brown sur Black Caesar, Edwin Starr avec Hell up in Harlem, Marvin Gaye avec Trouble Man, Willie Hutch sur The Mack et Willie Dynamite, Johnny Pate sur Shaft in Africa, Bobby Womack sur Across on 110th Street, Joe Simon sur Cleopatra Jones, Gene Page et Blacula …) et quelques titres plus rares (Don Costa sur The Soul of Nigger Charley, Grant Green et The Final Comedown, Gordon Staples avec Mean Johhny Barrows, Nat Dove and the Devils pour Petey Wheatstraw, the Impressions avec Three the Hard Way, Solomon Burke sur Cool Breeze, Jack Ashford et Blackjack, Don Julian et son Savage, Galt Mc Dermot sur Cotton comes to Harlem).

Une excellente comilation pour l’amateur comme pour le profane !

L’enseigne Fnac, non content d’agiter leurs clients depuis 40 ans, s’est diversifiée et se met aujourd’hui à commercialiser en DVD certains titres (généralement issus du catalogue Warner) dans une collection digipack couleur grise sobrement baptisée “collection Fnac – cinema “.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est qu’elle annonce pour le 4 novembre la sortie tant espérée de Revolution (sans revisited), fresque historique de 1985, réalisée par Hugh Hudson, avec Al Pacino, Donald Sutherland, Nastaja Kinski qui fut un cuisant échec au box office.

Revolution

Peu d’infos circulent sur le contenu réel de ce DVD vendu à 12,99 € en prix vert. On peut légitement penser qu’il y aura une VF ainsi qu’une VOST ce qui semble être la moindre des choses. Jérôme de Forgotten Silver avait déjà parlé de la sortie du zone 1 sur son blog : ici en précisant ensuite que les 40 minutes annoncées se réduisaient qu’à 10 minutes finalement. Maintenant, reste à savoir quelle version sera proposée par la Fnac : version cinéma ? version revisited (nouveau montage plus court et voix off) ? Présence des bonus (introduction de Hugh Hudson et Al Pacino) ou non ?

Si l’on se réfère par exemple au DVD de Point Blank (Le point de non retour en français), l’édition Fnac reprenait à l’identique le contenu du zone 1 avec ces bonus donc ça semble plutôt bon signe pour Revolution mais croisons quand même les doigts …

Black is back !

Cette nouvelle va ravir les amoureux des films dit de Blaxploitation. En effet, Warner annonce pour le 12 janvier 21010 la commercialisation en zone 1 de 4 titres (encore) inédits en DVD. 3 avec Jim Kelly:  le classique Black Belt Jones (1974) de Robert Clouse, le mouvementé Three the Hard Way (1975) de Gordon Parks Jr. et le soi-disant navrant Hot Potato (1976) d’Oscar Williams. Le 4ème est le fameux  Black Samson (1974) de Charles Bail.

UrbanAction

Les 4 films seront réunis dans un quadripack (soit 2 DVD avec chaque film gravé sur une face semble-t-il) appelé sobrement Urban Action Collection. Pour l’instant, les seules infos disponibles font état de copies widescreen au format 1.85 compatible 16/9. Comme le prix de vente est de 9,99 €, il a fort à parier que les films ne bénéficieront ni d’une VF (d’époque), ni de sous-titres français (comme généralement pratiqué par Warner sur ses DVD zone 1).

RP

Pour les fans de Richard Pryor, à la même date, Warner sort aussi un quadripack appelé tout bonnement Richard Pryor Collection avec la réunion de 4 titres déjà disponibles de l’acteur humoriste : le mythique The Mack (1973) de Michael Campus, le rigolo Uptown Saturday Night (1974) de Sidney Poitier et les pas vus Greased Lightning (1977) de Michael Schultz et Moving (1988) d’Alan Metter. Toujours au prix avantageux de 9,99 €

Pour les spécificités techniques, Warner reprend les éditions à l’identique de celles commercialisés par le passé. The Mack : film en widescreen 1.85 compatible 16/9, anglais DD 5.1 & DTS, sous-titres anglais, commentaire audio de Michael Campus & Max Julien (entre autres), documentaire original sur les coulisses du tournage et bande annonce. Uptow Saturday Night : film en widescreen 1.85 compatible 16/9, anglais mono, sous-titres français, commentaire audio de l’historien Todd Boyd, documentaire rétrospectif. Greased Lightning et Moving : film en widescreen 1.85 compatible 16/9, langue et sous-titres anglais uniquement.

Restons encore un instant dans le domaine de la Blaxploitation. L’éditeur indépendant CodeRed avait annoncé au printemps la sortie de 2 films de et avec Fred Williamson pour la fin de l’été : Mean Johnny Barrows et Death Journey (1976). Annoncé pour la 1ère fois en master haute définition au format respecté et en copie uncut. Soit du beau scope 2.35 compatible 16/9, 10 mn de film en plus pour Johnny Barrows, 3 mn de plus pour Death Journey et un commentaire audio pour combler les passionnés de l’acteur – réalisateur – producteur au cigare. L’été s’est achevé sans que les DVD soient sortis et sans que de nouvelles infos aient filtré d ela part de l’éditeur. Alors, retard ? Annulation ? Problèmes ?

Une rumeur a aussi couru sur le net que le grand Matt Cimber préparait de son côté un joli coffret regroupant ses films ce qui nous promet de belles copies remastérisées pour ses 3 oeuvres de Blaxploitation : le film de bikers The Black Six (1974), le raté Lady Cocoa (1975) et le surréaliste Candy Tangerine Man (1976). Surtout si on réfère au travail effectué sur le DVD de Hundra (1983), disponible en édition très limité, comprenant commentaire audio, documentaire de 47 mn, bandes annonces, soundtrack du film signé Ennio Morricone (pas le meilleur mais quand même !) et un comic book de 10 pages.

Ces good black nouvelles risquent sans doute de repousser la sortie de mon n°4 thématique Blax’ en 2010. On verra !

Pour conclure, un générique, salement bruyant et musicalement barré …

Sans oublier un chouette merci à Jérôme Wybon

C’est le grand retour de Jean-Paul Belmondo en DVD au cours de cet automne glacial.

La bonne nouvelle d’abord est la sortie officielle et tant attendue de Borsalino avec le duo magique  Belmondo / Delon sous la direction de Jacques Deray dans une double édition collector prévue pour le 19 novembre sous la bannière de Paramount. Pour les détails techniques et autres bonus, voir la news de Jérôme de ForgottenSilver sur son superbe site. A noter l’ajout d’un livret de 24 pages sur le scénario (exclusivité Fnac)

Borsalino

De son côté, StudioCanal en profite pour commercialiser enfin La Scoumoune de José Giovanni, seconde adaptation de son roman L’excommunié après Un nommé la Rocca en 1961 (la version de Jean Becker). Le DVD est disponible depuis le 20 octobre dans une édition toute simple qui vient enrichir la collection Belmondo de l’éditeur. Pour les caractéristiques, audio français 2.0 mono et c’est tout !

La scoumoune

Pour rappel, le film était déjà sorti en kiosque vers 2004-2205 dans la collection Belmondo sous le n°36, édité par StudioCanal. Au rayon des suppléments, se trouvaient Bandes annonces, filmographies, affiches, galeries de photos et chapitrage. On peut légitemement penser les retrouver dans cette nouvelle édition vendu à 9,99 €.

Pendant que nous sommes, sur le cas Bébel, si Gaumont Columbia pouvait sortir Le casse dans une belle édition avec quelques bonus (déjà sorti en catimini en kiosque sous le n°41) et si MGM pouvait ressortir pour l’occasion des éditions de qualité de L’homme de Rio et Les tribulations d’un chinois en Chine (après des DVD à la va-vite bien pourris), ça serait Byzance …

2 news aujourd’hui pour le prix d’une. 2 news mettant en vedette Sylvester Stallone. Depuis hier, a débarqué sur le net le 1er trailer officiel de son film événement The Expendables, à sortir le 20 août 2010 et sans doute quasiment à la même période en France). Des rumeurs parlent aussi d’une projection au prochain festival de Cannes. A confimer …

Le scénario qui parle d’un groupe de mercenaires engagés pour renverser un dictateur en Amérique du Sud ressemble à un film du cinéaste philippin Cirio H. Santiago, réalisé en 1988, sur un sujet identique et s’appelant The Expendables aussi. Même titre et même pitch ici mais une réalisation signée Sylvester Stallone en personne !

Ce film d’action bien bourrin (d’après le trailer) rassemble un beau casting testéroné : des stars des années 80 (Sylvester Stallone, Dolph Lundgreen, Mickey Rourke, Eric Roberts), des stars d’aujourd’hui (Jason Statham, Jet Li), des catcheurs bodybuildés (Steve Austin, Randy Couture), des seconds couteaux virils (David Zayas, Terry Crews, Gary Daniels), des participations attendues (Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis, Danny Trejo) et un soupçon de féminité (Giselle Itié, Brittany Murphy, Charisma Carpenter).

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, on apprend aussi le retour en kiosque du magazine Impact pour le 16 octobre, avec couverture et gros dossier sur devinez qui : Sylvester Stallone !!!

impact couv

ça va sentir bon le retour aux années 80 & 90 quand j’achetais plutôt Impact que Mad Movies pour découvrir l’actualité du cinéma d’action avec ces couvertures et ces sujets sur Stallone (Rocky, Rambo, Tango & Cash), Bruce Willis (saga John Mc Clane, Le dernier samaritain), Mel Gibson (série L’arme fatale, Comme un oiseau sur la branche),  Schwarzenegger (Le contrat, Double détente), Patrick Swayze (Roadhouse, Point Break), Kevin Costner etc …

The harder They Come est officiellement le premier film jamaïcain réalisé en 1972 dans l’île par Perry Henzell avec en vedette le chanteur Jimmy Cliff. Le film est surtout connu de par le monde pour sa remarquable BO avec son lot de tubes et de standards calypso, ska & reggae : Rivers of Babylon des Melodians, Johnny Too Bad des Slickers, Sweet and Dandy des Maytals, You can get it if You really want, Many Rivers to cross, Sitting in Limbo de Jimmy Cliff. Mais, à la base, c’est avant tout un film, un drame social urbain, un mélange de polar, de western, de film musical et de révolte situé dans le ghetto de Kingston où les promesses d’un avenir radieux passent soit par la chanson, soit par le trafic de stupéfiants.

The harder they come

Disponible depuis quelques années chez nos amis américains et anglais, l’éditeur indépendant Potemkine (à qui l’on doit des récentes et belles sorties comme Requiem pour un massacre d’Elem Klimov, Cobra Verde de Werner Herzog ouThe President’s Last Bang d’Im Sang-Soo) s’est chargé de sortir en DVD le film assez attendu de Perry Henzell dans une prestigieuse édition bourré de bonus (identiques aux autres cependant).

The Harder They Come est annoncé au format cinéma 1.66, compatible 16/9. VO anglaise et ST français (pas sûr qu’il y ait eu un doublage français même lors de sa sortie ciné en 1976). Au rayon des suppléments : documentaire ” Hard Road to Travel ” de Chris browne réalisé en 2001 sur les origines et tournage du film (52 mn), reportage ” One and All ” autour de la sortie du film (10 mn), entretiens avec Jimmy Cliff (10 mn), Perry Henzell (12 mn) et le producteur Arthur Gorson (10 mn), clip ” The Harder They Come ” (4 mn) pour compléter l’ensemble.

Petit trailer pour ce film chroniqué dans DiabolikZine 4.

Juste pour le plaisir des yeux, des oreilles et des amoureux du cinéma kitsch …

A la vision de cet extrait purement diabolique (dans tous les sens du terme), je crois que je vais abandonner le cinéma bis, le cinéma d’exploitation et cie pour me consacrer exclusivement aux films Bollywood de genre et d’époque et tenter de faire un dossier complet sur cet acteur magnétique, aux cheveux et à barbe roux (comme Barberouse d’ailleurs), aux lunettes de soleil à montures épaisses qui prouve que John Travolta n’a rien inventé. Tout est parfait  au cours de ces 6 mn de folie. La musique délicieusement easy listening. Le look savoureux et kitschissime des protagonistes. La beauté envoûtante de cette chanson disco. La gestuelle quasi géniale de nos acteurs pendant qu’ils poussent la chansonnette. Un miracle cinématographique oublié des cinéphiles endurcis.

Reste tout un tas de mystères et de questions qui se bousculent au portillon. Qui sont ces acteurs ? Sont-ils connus ou non ? Quel est le titre de cette sucrerie hindoue remarquable ? De quoi parle le film ? Est-ce un polar ? Un film d’espionnage ? Un drame ? Quelle en est sa durée ? Est-il simplement trouvable aujourd’hui ? Existe t-il en DVD ? Une chose est certaine :  je le veux !

Un grand merci à Foxy Bronx pour avoir posté cette sucrerie admirable …

L’éditeur allemand KochMedia continue son exploration des westerns italiens avec l’annonce des n°19, 20 et 21 à paraître pour le 4 décembre. Pas des titres forcément connus mais une poignée d’incunables inédits sauf le 21.

Caractéristiques communes aux 3 films : nouveau transfert digital haute définition. Format respecté 2.35 anamorphique. Langues allemande & italienne. Sous-titres allemands (les sous-titres anglais ont semble t-il disparus mais à confirmer !)

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Nebraska Kid / Ringo del Nebraska / Les dollars du Nebraska (1966) réalisé par Antonio Roman & Mario Bava (non crédité). Avec Ken Clark, Yvonne Basien, Piero Lulli, Howard Ross, Alfonso Rojas. Scénario d’Antonio Roman et Jesus Navarro. Musique de Nino Oliviero.  Featurette exclusive, trailer et galerie photos annoncés.

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Drei Kugeln für Ringo / Tre Colpi di Winchester per Ringo (1966) réalisé par Emimmo Salvi. Avec Mickey Hargitay, Gordon Mitchell, Milla Sannoner. Scénario de Ambriglio Molteni & Emimmo Salvi. Musique de Armando Sciascia. Featurette exclusive, trailer et galerie photos annoncés.

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Rocco – ich leg dich um / L’ultimo Killer / Le dernier tueur (1967) réalisé par Giuseppe Vari. Seul western vu en vidéo, résultat plus anecdotique au final. Avec Anthony Ghidra, George Eastman, Dana Ghia, Daniele Vargas. Scénario de Augusto Caminito. Production de Sergio Garrone. Musique de Roberto Pregadio. Featurette exclusive avec George Eastman et Antonio Bruschini. Trailer allemand et galerie de photos.

Homeboy chez TF1 Video

A l’occasion de la sortie le 23 septembre de The Wrestler chez M6 Video, TF1 Video en profite pour commercialiser (de manière officielle) Homeboy qui est paru dans les bacs depuis le 9 septembre et qui fait aussi suite à la sortie du film en zone 1 paru le 1er spetembre. Prix conseillé de 12,99 €

Homeboy TF1

Homeboy, réalisé par Michael Sarrazin (un chef opérateur), est une oeuvre attachante sur l’amitié entre un boxeur désoeuvré et alcoolique (Mickey Rourke) qui tombe amoureux de Rudy (Debra Feuer), gérante d’un manège de chevaux de bois, et un petit truand minable (Christopher Walken) qui fait du stand up de quartier et qui veut braquer une boutique de diamantaires. Le film écrit par Rourke en personne et sublimé par les accords bluesy d’Eric Clapton  se révèle finalement très cousin de The Wrestler dans les thématiques abordées. DVD annoncé en version remastérisée image et son. Format 1.77 16/9 compatible 4/3. Audio français et anglais DD 2.0. Sous-titres français. Et pas d’autres bonus.

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(visuel du DVD zone 1 édité par Lionsgate annoncé en 1.85)

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(Pour rappel : l’horrible DVD édité par Prism avec une qualité d’images pire qu’une VHS)

Pour la 1ère fois, la BO du film Human Tornado avec l’excellent et iconoclaste Rudy Ray Moore (alias Dolemite pour les intimes) est disponible chez le petit label Traffic.

Au programme, 39 titres composés par Arthur Wright avec chansons de l’ami Rudy & Ben Taylor, transférés d’après des masters originaux d’époque, accompagnés de son lot de prises alternatives et de dialogues parfois scabreux. Un soundtrack très funky / soul avec quelques passages easy par moments (notamment lors d’une hallucinante séquence érotique à la manière poétique de Jess Franco). Un mélange hétéroclite tout comme le film qui nous réserve de grands moments de cinéma totalement surréaliste et égocentrique (pour qui connaît Rudy Ray Moore à la fois acteur, chanteur, rappeur, karatéka, comique et étalon sexuel).

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Etaient déjà disponibles sur le marché de puis quelques années les BO de Dolemite et Petey Wheatstraw. Les amoureux de disco funky attendent encore celle de Disco Godfather. Disponible en CD & LP

Petit générique pour avoir une petite idée de ce qui attend les plus curieux :

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